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2019-09-21 04:36

Diversité, abondance, exploitation et traitement des Holothuries dans la baie et la lagune de Bizerte

Description de l’Action de Recherche


Problématique

Les holothuries sont pêchées depuis plus d’un millénaire à des fins de la consommation humaine. A partir des années 50 du vingtième siècle, on a enregistré une augmentation progressive des captures, qui sont passées d’environ 5 000 tonnes par an dans les années 50 à près de 30 000 tonnes en 2003 (Conand et Byrne 1993 ; FAO 2005). La pêche de ces invertébrés marins était au départ limitée à quelques espèces dans la région Indo-Pacifique, mais — suite à une ouverture du marché résultant à la fois de l’épuisement des ressources traditionnelles et d’une augmentation de la demande — l’exploitation des holothuries a gagné de nouvelles régions et de nouvelles espèces sont désormais ciblées (revu par Conand, 1997, 1998, 2001, 2004 ; Conand et Byrne, 1993). Certaine bêche de mer (holothuries séchés) contiennent plus de 40 % de protéines et 20 % de sels minéraux. Cet aliment, plus riche que la crevette ou le crabe, serait un excellent remontant en cas de fatigue ou de maladie.

En Tunisie, il n’y a pas de demande de consommation des produits dérivés des holothuries, l’exploitation des holothuries a débuté très récemment dans la région de Bizerte. Cet Echinoderme traité et transformé en bêche-de-mer pourrait être exporté en Asie où il est très apprécié. Les études sur la diversité biologique et la connaissance des holothuries, les évaluations des stocks exploitables et les modes de traitement de ces organismes sont très limités ou quasi absentes. Les travaux scientifiques sont nécessaires afin de mettre en place une législation adaptée, en particulier les études axées sur la reproduction, le recrutement, la croissance et la mortalité. Ces informations sont en effet cruciales pour la gestion des pêcheries telle que le recommandent l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Les questions que les scientifiques et l’autorité compétente (Direction Général de la Pêche et d’Aquaculture) se posent sont :

  1. Quelles espèces d’holothuries observe-t-on ?
  2. Quelles espèces sont les plus nombreuses ?
  3. Quelle est l’abondance et la répartition spatio-temporelle des ces espèces ?
  4. Dans quels habitats trouve-t-on la plus grande diversité ?
  5. Quels sont les modes de reproduction des holothuries et les facteurs qui les influencent ?
  6. Quels sont les modes de recrutement et les facteurs environnementaux et écologiques qui les influencent ?
  7. Quelles sont les espèces exploitables ?
  8. Quel est la caractérisation biochimique des holothuries ?
  9. Quels sont les modes de traitement et de transformation de cet échinoderme pour obtenir des bêches-de-mer et avoir une valeur commerciale dans le marché mondial ?

Mots clés

  • Holothuries
  • Diversité biologique
  • Abondance
  • Répartition
  • Caractérisation
  • Traitement